Psychologue de Nancy accusé d’agressions sexuelles lors de séances thérapeutiques
Dans le milieu médical, la relation de confiance entre thérapeute et patient constitue la pierre angulaire de toute prise en charge. Pourtant, cette frontière sacrée aurait été franchie à plusieurs reprises dans un cabinet de la région nancéienne, plongeant plusieurs femmes dans un profond traumatisme.
Plusieurs plaintes déposées contre un praticien
Un psychologue exerçant dans la région de Nancy, en Meurthe-et-Moselle, fait actuellement l’objet d’une procédure judiciaire pour des faits présumés d’agressions sexuelles. Entre six et huit femmes adultes ont franchi le pas du dépôt de plainte, dénonçant des attouchements commis lors de séances de thérapie.
Les faits reprochés au praticien auraient eu lieu durant des consultations, moment où les patientes se trouvaient dans une situation de vulnérabilité émotionnelle.
Une procédure judiciaire ouverte depuis fin 2022
L’enquête n’est pas récente. Une information judiciaire a été ouverte en décembre 2022, permettant aux autorités d’investiguer sur l’ampleur des accusations portées contre le professionnel de santé.
Le psychologue a finalement été mis en examen le 29 juin 2026, marquant une étape décisive dans cette affaire. Cette mise en examen signifie que des indices graves et concordants laissent présumer qu’il a pu participer aux infractions qui lui sont reprochées.
Des mesures conservatoires strictes
Suite à sa mise en examen, le praticien a été placé sous contrôle judiciaire, assorti de conditions strictes. Il lui est notamment interdit d’exercer à titre conservatoire, une mesure visant à protéger d’éventuelles autres victimes.
Cette interdiction d’exercer empêche le psychologue de poursuivre toute activité professionnelle tant que l’enquête se poursuit.
Le récit glaçant d’une victime présumée
L’une des plaignantes a accepté de témoigner sur les faits qu’elle aurait subis. Selon ses déclarations, elle aurait été victime d’attouchements non consentis durant ses séances de thérapie.
Ces gestes déplacés auraient concerné différentes parties du corps, des pieds jusqu’à la poitrine, créant une situation profondément traumatisante pour cette patiente venue chercher de l’aide psychologique.
Un traumatisme persistant
Les conséquences de ces actes présumés ne se sont pas estompées avec le temps. La victime indique souffrir d’un traumatisme persistant qui nécessite aujourd’hui un suivi psychologique régulier.
Cette situation illustre le paradoxe cruel vécu par les victimes : venues consulter pour trouver du soutien, elles se retrouvent à devoir être suivies pour surmonter les violences subies dans ce même cadre thérapeutique.
Une affaire confirmée par les autorités
L’information a été officiellement confirmée par le parquet de Chaumont et relayée par le média ICI Lorraine. Les autorités judiciaires poursuivent actuellement leurs investigations pour établir l’exactitude des faits et déterminer les responsabilités.
L’enquête devra notamment établir si d’autres victimes pourraient encore se manifester dans les mois à venir.

